RADIO(S)

Alerte info




                Overcome Survival Experience ou O.S.E de Shaos au dessin et Loiki Nihon au Scénario édité chez Tartamundo et sorti le 11 octobre 2018. Un jeu virtuel où vous affrontez vos peurs.

 



Résumé : L’histoire se passe en France, en 2022, où une multinationale franco-japonaise spécialisée dans l’industrie du jeu vidéo « Next-Gen » (Star Unique Soft), lance dans le monde entier deux produits d’un tout nouveau genre : « O.S.E» ET « R. O.S.E». Le premier est un programme qui permet au joueur équipé d’un casque virtuel rattaché à une nouvelle console de jeu appelée « L.I.F.E Station », de combattre ses peurs de manière ludique, au travers de diverses épreuves psychologiques et/ou physiques. Des quiz et autres mini-jeux, tout cela lié aux phobies de chacun-e. Ces épreuves se déroulent sous la surveillance de personnages, tantôt masculins, tantôt féminins, qui sont au nombre de seize, définis sous l’appellation générique de « I. A.V» (Intelligence Artificielle Virtuelle), lesquels sont imposés dans ce jeu très spécial. Cependant, lors de la séance d’inauguration du jeu « O. S.E» au salon international des jeux vidéo « Asian Virtual Expo 2022 » de Paris, rien ne se passe comme prévu pour les quinze premières personnes devant y participer...

 



                Premier œuvre pour le scénariste Loiki Nihon aidé par le dessinateur Shaos. Est-ce que ce manga attendu vaut le coup ou pas ? Si vous vous arrêtez aux premières pages, vous me direz clairement non et vous auriez tort. Loiki Nihon se donne le temps d’installer son histoire et c’est de là que vient le petit problème de ce manga. Il l’installe de trop. Je m’explique, c’est trop broder, faisant vraiment trop ralentir le rythme de l’histoire. J’aime pourtant les récits lents, mais là c’est un peu trop. On sent que le scénariste veut montrer tout son univers et l’on peut le comprendre, mais parfois il faut savoir se retenir. Cela pose un véritable problème, car quand nous arrivons vers la fin, il y a un évènement qui nous fait virer à 180 . On pense que nous sommes encore dans de la broderie (pari risqué qu’a pris Loiki Nihon), mais en réalité absolument pas ! Le problème est là justement, à trop vouloir nous montrer son univers, on peut perdre des lecteurs. Il aurait fallu équilibrer entre la présentation et la seconde partie, le rythme des deux étant lents. C’est dommage, car le twist de fin nous donne vraiment envie de lire le tome deux. On note quelques faiblesses parfois dans le dessin, le découpage est assez moderne avec une bonne variante de cases. On suit l’action sans mal et les vignettes sont relativement claires, ce qui est très agréable. L’édition est bien sympathique avec du vernis sélectif sur la couverture et 251 pages pour 8 €, ce qui est tout à fait correct.

                Bref, le tome 1 n’est qu’une mise en bouche. Ne vous fiez pas au rythme du manga, car il réserve des surprises pour le tome deux. Reste à espérer que celui-ci sera un poil plus dynamique. Dans l’attente donc de la suite de cette histoire que je vous recommande.

Ryudoka

Partager